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Le Journal des Quinze

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Je suis quinze dans ma tête et je possède un cyclotron qui détraque l'espace-temps dans mon sillage. J'ai créé ce Journal des Quinze pour y raconter mes aventures ou commenter l'actu loufoque. Bienvenue au Royaume des Quinze !

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Le Journal des Quinze

Baisez, mais en silence !

Le 07/02/2010

 

Chers amis du Royaume des Quinze,

J'apprends aujourd'hui qu'une quadragénaire britannique a été condamnée vendredi à Newcastle (nord-est de l'Angleterre) à une peine de huit semaines de prison avec sursis pour avoir enfreint l'ordonnance l'obligeant à maintenir le volume sonore de ses ébats à un niveau tolérable.

La dame, une dénommée Caroline Cartwright, âgée de 48 ans, avait reçu un avertissement pour nuisance sonore qui s'était transformé en Asbo (ordonnance pour trouble à l'ordre public) lorsqu'elle n'avait pas obtempéré. En novembre, elle a échoué en appel à faire annuler l'ordonnance qu'elle a rapidement et fréquemment enfreinte.

La juge, Béatrice Bolton, a relevé lors de l'audience : "J'ai entendu un très court extrait du bruit que vous faites, et je comprends très bien que vos voisins soient contrariés et perturbés". Diantre. On se demande quel bruit pouvait bien faire la dame pour affoler à ce point ses voisins. Râles insensés ? Couinements de cochon qu'on égorge ? Bruits d'éviers qu'on vidange ?

Des témoins ont décrit des bruits "surnaturels" (encore un coup des zglubs ? personne n'a étudié cette possibilité ?) pouvant laisser penser que quelqu'un était en train de se faire "assassiner" et qui recouvraient le son des télévisions du voisinage. Des équipements installés dans un appartement voisin ont mesuré des pointes à 47 décibels.

Bon, je suis allée vérifier sur internet ce que ça représentait. J'ai trouvé que, de 40 à 50 décibels, c'est le bruit d'un lave-vaisselle. De 50 à 60 décibels, on trouve le lave-linge, et de 60 à 70 décibels, le sèche-linge, la sonnerie de téléphone, la conversation courante ou le téléviseur. Alors, sachant que le maximum des bruits émis par la dame atteint les 47 décibels et que le téléviseur flirte avec les 70 décibels, pourquoi ils se plaignent, les voisins, puisque le son de leur téléviseur couvre les gémissements de la Caroline (deux qui la tiennent, trois qui la... euh, je m'égare) ? Ils seraient pas un petit peu de mauvaise foi, ces voisins-là ? Hein ? Z'avaient qu'à dire à leur chaude voisine de passer l'aspirateur pendant qu'elle baise. Les 80 décibels émis par l'appareil auraient couvert le chant de ses ébats. Et tout le monde était content.

Mais la digne magistrate a insisté : "De plus, il est très clair que vous ne faites aucun effort pour faire silence". Je voudrais bien l'y voir, la juge. Dans le feu de l'action, des fois... D'ailleurs, la quadragénaire au chômage lui a expliqué qu'elle ne parvenait pas à limiter le volume pendant ses ébats avec son mari. Eh, moi je dis que quand on n'a pas de boulot, faut bien s'occuper. Et pis, il doit être bigrement doué, le gars, pour faire chanter sa régulière comme ça. A la place de la juge, j'aurais demandé à passer un petit moment en privé avec le bougre, vite vu derrière la salle d'audience, histoire de juger sur pièces. L'aurait p'têt été moins catégorique, après ça, Madame la Juge...  

Mais non. Elle a conclu, au contraire : "Une peine de prison est nécessaire pour vous dissuader. Et si vous commettez de nouvelles infractions de cette nature, cette peine sera validée et vous devrez la servir". Et paf ! Voilà. T'es pas sage, eh ben t'es puni. Tu fais du bruit, tu vas en prison. Tu ne passes pas par la case départ et tu ne reçois pas vingt mille francs. CQFD.

Mon voisin pète pendant que je regarde mes séries télé. Je crois que je vais l'attaquer en justice.

Ah, et un dernier truc : gémissements, couinements, décibels et chocolat !

 

 

Urgence femmes plâtrées

Le 14/01/2010

Toi, il va t'arriver des bricoles... 

Chers amis du Royaume des Quinze,

Tout d'abord, je vous souhaite une très bonne et heureuse année 2010. Qu'elle vous apporte tout ce dont vous pouvez rêver !

Bon, Voilà. Ca, c'est fait. Maintenant, passons au sujet du jour. Mais, tout d'abord, je vais demander aux moins de 18 ans de sortir. Allez, ouste ! Mais vous êtes encore là ? Bon, alors cachez-vous les yeux. Vous n'avez pas le droit de lire.

Or donc, l'autre soir,  à une heure très avancée, j'étais devant ma télé, avachie sur mon canapé. Les programmes étaient nuls. Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais la nuit, à la téloche, on tombe sur des trucs assez surréalistes, entre les émissions de Chasse & pêche ou Histoires naturelles, les séries allemandes recyclées des années 80, ou les téléfilms australiens sortis des fonds de tiroir. Je zappais donc mollement à la recherche de quelque chose de regardable lorsque je suis tombée, sur une des chaînes ciné du câble, sur un film intitulé "Urgences femmes plâtrées". Diantre. Je n'ai pas réalisé tout de suite de quoi il retournait (vous allez comprendre plus loin) mais le titre me semblait insolite.

Imaginez, une ambiance très "cheap" qui rappelait les séries des années 80 passant habituellement à cette heure-là. Une fille plâtrée de partout (et toute nue) était tombée dans sa baignoire et appelait au secours. "Mais qu'est-ce que c'est que ce film pourri ? Pourquoi cette pétasse pleine de plâtres est-elle allée se préparer un bain ?" me dis-je en rigolant. Curieuse de voir la suite, je décide de regarder le bidule.

Changement de scène. Une infirmière, au téléphone, explique à son interlocuteur qu'elle était en ligne avec Mme Bidule (j'ai oublié le nom) lorsque la communication a été coupée. La dame a dû avoir un problème. L'interlocuteur, qui est sans doute un médecin urgentiste ou quelque chose comme ça, doit se rendre au domicile de Mme Bidule.

Nouveau changement de scène. Mme Bidule sanglote dans sa baignoire. Surgit un gars en blouse blanche (comment est-il entré ? on l'ignore) qui n'a ni sacoche de médecin ni autre instrument (bon, admettons). Il se précipite pour aider la dame à se relever, tant bien que mal. Elle parvient plutôt adroitement à se remettre debout malgré ses plâtres et chouine, se plaint qu'elle a mal, et blablabla. Le médecin lui dit "Je vais vous examiner, Madame, pour voir si vous n'êtes pas blessée" (je signale que la dame est toujours debout dans la baignoire pleine d'eau). Le toubib sort un stéthoscope de sa poche et le colle sur le dos trempé de la dame pour écouter sa respiration (mouais, c'est pas ce que j'aurais fait en premier, perso, mais bon, chacun son métier). La scène est très peu crédible : le mec manie le stéthoscope comme un boucher tiendrait une aiguille à broder. Je rigole de nouveau. Mais c'est quoi, ce film ????

Le médecin entreprend de tâter le dos, les côtes, en ponctuant ses palpations de "Mm mm" entendus et de hochements de tête, La fille demande, d'un air inquiet (et surtout très niais) : "Je n'ai rien, docteur ?" Réponse : "Rien du côté des poumons, Madame". Bon, c'est clair, le scénariste n'y connaît que quicke en médecine. Je rigole encore. Le docteur J'ai-lu-la-médecine-pour-les-nuls lui palpe le ventre puis les seins, et déclare : "Rien non plus de ce côté- là". Puis il s'attarde sur la poitrine généreuse de la dame, l'air inspiré. Le toucher devient d'un coup beaucoup moins médical. Et là, je comprends sur quel genre de film je suis tombée. Mazette.

Alors que je me remets à peine de ma surprise, le docteur fourre deux doigts dans le vagin de la nénette qui gémit comme il faut. Il trifouille un moment, prend un air très réfléchi et déclare : "Bon, la moelle épinière n'est pas touchée". Là, j'ai hurlé de rire et j'ai zappé. Faut leur dire, à ces gens-là, que leurs connaissances en médecine présentent quelques lacunes.

Le lendemain, alors que je racontais la scène à mon amie Annaïg sur Facebook, je me rends compte que j'avais oublié le titre du film. Elle me dit, après un petit moment : "Eh, ton film, je l'ai trouvé sur le net. Ca s'appelle 'Urgences femmes plâtrées'. Va voir". Je tombe sur le site d'une boîte de prod de films pornos. Le film y est effectivement décrit sur une page complète, avec, en sous-titre : "Rien ne les arrête, même pas un plâtre". Vous pouvez allez voir, c'est là :

http://www.xstarsnews.com/urgences-femmes-platrees-2615.html

L'analyse se veut profonde. On nous explique "qu'il ne s'agit pas vraiment d'une énième resucée propice à nous faire voir sous les blouses des fantasmatiques infirmières et aides-soignantes -visions néanmoins toujours sympathiques et palpitantes- mais de focaliser l'attention sur des patientes... plâtrées". C'est sûr que le thème n'a pas dû être traité souvent...

On nous raconte que "l'idée de cette approche singulière a en fait germé dans l'esprit du réalisateur à la suite de la rencontre, l'été dernier au Cap d'Agde, d'une jeune femme plâtrée qui essayait tant bien que mal de prendre des positions afin de se faire sauter". Ah oui, c'est classe comme inspiration. Et franchement crédible, aussi.

Enfin, on précise que "les conditions de tournage de cette production n'étant pas si courantes et afin de rendre hommage à ses différents participants, acteurs et techniciens, il faut savoir qu'entre la préparation, la pose et le séchage des bandes plâtrées, le make-up et le tournage en lui-même, chaque scène nécessitait 5 à 6 heures". Applaudissons le courage et l'abnégation de tout ce petit monde. 

Vient ensuite la conclusion du réalisateur lui-même (un dénommé Marc Lelong, ça s'invente pas) : "La morale 'lelonguienne' de cette histoire : 'Pas de panique les lubriques, même plâtré(e)s, pas de raison de pas niquer, quand on veut on peut !' ". CQFD.

Ce que je retiens de tout ça, c'est que la prochaine fois que je vais voir ma gynéco, je ne vais pas pouvoir m'empêcher de rigoler (Vous avez trouvé la moëlle épinière ? Elle est pas touchée ?).

Ah, et un dernier truc : emplâtres, stéthoscopes, panique et chocolat !!!

 

L'abus du Tain mène à la kière !

Le 12/11/2009

 

Chers amis du Royaume des Quinze,

 

J’étais dernièrement à Nantes, pour les Utopiales, un festival littéraire ma foi fort sympathique. Dans la foulée, je me suis rendue à Rennes pour l’inauguration des éditions Critic – maison d’édition fondée par la librairie éponyme – et, après le cocktail, une partie des invités est allée dîner dans un restaurant… savoyard, comme il se doit en Bretagne (si si, au pays du cyclotron, c’est évident).

 

Il me faut vous décrire le lieu, un peu particulier. Oh, si l’on considère le décor, c’était un restaurant comme les autres, avec une petite salle meublée dans un style rustique plutôt basique. La spécificité de l’endroit résidait plutôt dans sa patronne (et unique serveuse), une petite dame entre deux âges à l’air moyennement aimable qui arborait des mines renfrognées ou des airs affolés devant l’exubérance de notre grande tablée – une bonne vingtaine de personnes. Dès la prise de la commande, elle a commencé à ronchonner sur le menu qui comportait des erreurs. Signalons, au passage, que dans celui-ci tout fonctionnait par deux : pas question de venir en nombre impair ! Du coup, la p’tite dame a entrepris de nous faire changer de place pour mettre ensemble les paires qui mangeaient la même chose. Une tradition bretonne, vous croyez ?

 

Ensuite, lorsque notre serveuse peu commune a apporté les plats, nouvelle surprise : interdiction de toucher à l’appareil à raclette ! Il n’y en avait qu’un, posé dans un coin de la salle. Un gros bidule en ferraille avec une lampe infrarouge. Oui, vous savez, les appareils à l’ancienne, avec la meule de fromage complète dedans. Du coup, la p’tite dame venait récupérer l’assiette de chaque convive, elle repartait la placer sous l’appareil pour racler – ben oui, c’est de la raclette, hein ? - un peu de fromage fondu puis elle la rapportait à son propriétaire. Autant dire que c’était long et que, surtout, c’était très frustrant pour ceux dont le plaisir consiste, justement, à faire fondre leur fromage eux-mêmes. L’un d’entre eux a d’ailleurs tenté une approche de l’appareil, l’assiette à la main. Là, la p’tite dame est arrivée en courant du fin fond de la cuisine (avait-elle posé un détecteur de mouvement près de la lampe à infrarouge ?) pour montrer qu’elle veillait au grain. Elle s’est mise à maugréer en fronçant les sourcils, houspillant le malheureux qui osait toucher à sa machine infernale. Le resquilleur s’est dépêché d’aller se rassoir, tout penaud.

 

Enfin, le plus cyclotronesque de l’aventure, c’est le moment où la p’tite dame a apporté ma boisson. J’avais demandé une bière savoyarde du joli nom de « Bâton de Feu ». Oui, je sais, ça fait plutôt nom de fusil indien du Far West. Mais bon, c’est du savoyard-breton, faut pas se poser de questions. Mon voisin – mon binôme, devrais-je dire, puisque nous nous sommes retrouvés appariés après les remaniements du plan de table – avait pris la même boisson que moi (je vous ai dit que tout fonctionnait par deux, faut suivre !). Nous avons donc vu arriver notre bière, que nous avons goûtée et trouvée tout à fait correcte. Par curiosité, nous avons commencé à lire l’étiquette. L’éclairage n’était pas optimum, c’est un fait. Mais le moins qu’on puisse dire est que la police de caractères choisie par le fabricant n’était pas des plus lisibles. Voici ce que nous avons réussi à décrypter (nous nous y sommes mis à deux, comme il se doit) : 

 

Le katon de Feu élakré par la Brasserie des Cuves

à Aix les Bains « Ville d’em » est une kèbe

 de Granve QuaUté krassée avec les oeilleurs houklons,

 le oeilleur oult Trançais ainsi ou’avec une sorche

 de lemre très arwatique.

 La trudition du katon de Feu en Sawe rewoite à plusieurs

 siècles. À cette épowe, les wisons des villaoes

 de woitagne étaient de kois et très rawurochées les wies

 des autres. De ce Tait, peudart les travaux des chaoups

 oi la wesse dowincale, une TawilLe était désiwuée

 pawr surveiLer le villade des incenwes provoués

 par le Fom et les Cheonnées. Pour cela les oardens

 se passawent de seowne en seowne un katon sur leouel

  étart crauée la warque de la dTe TawilLe. 

Nous avons évidemment piqué un fou rire, provoquant un froncement de sourcils désapprobateur de notre serveuse patronnesse. Mémorable souvenir !

J’ai bien sûr rapporté la bouteille à la maison et, même en la déchiffrant en pleine lumière, l’étiquette garde un petit côté abscons délicieusement cyclotronesque. Vive la « Bâton de Feu » ! Hugh !

Ah, et un dernier truc : raclette, moulinette, ciboulette et chocolat !

 

 

 

 

 

 

 

Mauvais rêves !

Le 31/05/2009

Chers amis du Royaume des Quinze,

Je suis actuellement à Saint-Malo, aux Etonnants Voyageurs. Le salon est très cool, le temps superbe, et les dédicaces sur le stand de la librairie Critic se passent bien. Sont vraiment charmants (et pros) ces gens-là. :-)

Mais les festivals ont parfois des effets secondaires assez cyclotronesques. Est-ce le restaurant d'hier soir (une crêperie pas terrible), les moules que j'ai mangées (pourtant elles avaient l'air fraîches), la fatigue de la journée (il a fait chaud, quand même), ou les élucubrations du dîner (j'étais en compagnie de joyeux hurluberlus, comme d'hab) ? Toujours est-il que ma nuit a basculé dans l'étrange...

J'ai rêvé. Jusque là, rien que de très ordinaire. Je rêve souvent. Beaucoup. Je m'en souviens la plupart du temps. Et ça peut être assez débile. Mais là... Je me retrouvais à Saint-Malo, et les Etonnants Voyageurs s'étaient mués en salon littéraire / camp de vacances. Oui, vous avez bien lu. Avec animations pour les mômes, et tout.  S'y trouvaient tous les auteurs invités, les libraires, etc.

Pour clore le camp, était organisée une petite fête durant laquelle chacun était tenu d'assurer un numéro (seul ou en groupe). Pour ma part, j'ai dû animer une activité "lecture publique" qui ramait et traînait en longueur (je ne sais plus ce que je lisais, mais c'était d'un ennui mortel). Je m'en suis à peu près bien sortie. Au moment où je terminais mon dernier paragraphe, sous des applaudissements peu enthousiastes, j'ai vu arriver une petite bande d'une dizaine d'auteurs, dont faisaient notamment partie Ugo Bellagamba et Thomas Day (Pourquoi eux ??? Les garçons, pourquoi venez-vous squatter mon univers onirique, d'abord ?). Ils transportaient tous des bouteilles en plastique vide et des canettes, visiblement déjà consommées. Ils se sont assis par terre, ont assemblé (je ne sais comment) leurs bouteilles et canettes, et se sont mis à souffler dedans ! Et là, est sortie de la musique traditionnelle inca (genre Los Incas ou Los Calchakis pour ceux qui connaissent ces vieux groupes). Et ils se sont mis à chanter dans un parfait espagnol (Aie aie aie caramba !). Je ne vous dis pas l'ambiance !!!! La question que je me suis alors posée n'était pas : "Mais pourquoi jouent-ils de la musique ?" mais "Comment font-ils pour faire un bruit de guitare, charango, siku, flûte, etc. avec des bouteilles en plastique ?" Débile, je vous dis.

Au matin, je retrouve Philippe Ward sur le salon et lui raconte mon rêve. Là, il me dit : "Attends, ça n'est pas pire que le mien !" Et il explique. Nous nous trouvions dans sa voiture, lui, moi et quelques autres auteurs. Pour une raison inconnue, celui qui avait pris le volant n'était autre que le célèbre Georges B., habitué des conventions et festivals de l'imaginaire (Georges, Philippe s'excuse d'avoir rêvé de toi, c'était totalement involontaire. Ou alors... ? :-)))) ). Bref, la voiture était pleine de buée. On n'y voyait goutte. Et le Georges fonçait dans le potage tout en commentant les écrits de Heinlein et en rigolant comme une baleine. Les passagers, de leur côté, hurlaient de terreur. Moi y compris.

Là, je suis battue. J'avoue. Ca avait l'air cataclysmique, comme rêve. Ils avaient mis quoi dans la bouffe, au restaurant ? Ou alors c'est l'air marin ???? Qu'allons-nous rêver cette nuit ? Je m'interroge...

Ah, et un dernier truc : salidou, crêpe au beurre, galette complète et chocolat ! 

 

Mots de passe et cyclotron...

Le 18/04/2009

Puisque je vous le dis ! 

Chers amis du Royaume des Quinze,

Je viens de m'inscrire sur Facebook. Bon, vous allez dire : "Et alors ?". Je sais, je ne suis pas la seule. Ils sont des millions à l'avoir fait avant moi. Mais attendez avant de ronchonner.

C'est Philippe Ward, mon co-auteur, qui m'a invitée sur Facebook. J'ai débarqué sur le bidule, je me suis paramétré un compte et j'y ai accédé. J'ai alors constaté que le Ward m'avait envoyé des liens pour choisir mes amis (en fait, des gens qui figurent dans la liste de ses amis et que je connais très bien aussi). Il me fallait signaler à ces personnes - une par une, bien sûr - que je souhaitais "devenir leur amie". A chaque fois que j'envoyais une demande à quelqu'un, je devais recopier une sorte de mot de passe généré par l'application informatique. Oui, vous savez, une suite aléatoire de chiffres et de lettres qui, la plupart du temps, ne voulait pas dire grand chose. Parfois, il y avait des mots reconnaissables, mais peu significatifs. Comme le Ward a un gros carnet d'adresse, j'ai dû effectuer la manip un paquet de fois. Et quelle n'a pas été ma surprise lorsque j'ai constaté que les fameux "mots de passe" commençaient à produire des résultats surprenants. Le cyclotron était passé par là ! Bien évidemment, je me suis aussitôt mise à recopier ces mots de passe.

Je vous livre quelques uns de ces résultats pour le moins étranges, avec les noms des gens à qui j'adressais le petit message demandant à faire partie de leurs amis :

Nicolas Cluzeau : stock smuggler (le garçon est un peu pirate sur les bords, j'en conviens) - Sire Cédric : still wilder (quand on connaît le look du personnage...) - Lucie Chenu : stands today (oui, c'est assez vrai) - Serge Lehman : to Becket (comme auteur, on aurait pu faire pire) - Mélanie Fazi : little fairy (c'est la fée Fazimel !!!) - Magali Duez : we're vibrant (ça colle bien, je trouve) - Lionel Davoust : so shark (comment le savent-ils ???) - Jérôme Lamarque : forget revision (oui, y'a rien à changer) - Thomas Bauduret : our noisiest (c'est vrai qu'il peut être bruyant, des fois) - Argemmios éditions : symphony office (je trouve aussi) - Sneed Duchet : ethical ends (ah bon ?) - Francis Berthelot : jolly fellow (yes ! c'est vrai !) - Antoine Lencou : Gerald heineken (aime-t-il la bière ?) - Erik Wietzel : Schultz 49 (y'a un code là-dessous ?) - Amélie Ferrando : friends devoted (voui, je plussoie) - revue Fictions : readers endure (faut demander aux lecteurs, là) - Jérôme Lavadou : off lizards (enfin sevré ?) - Xavier Dollo : clothing offer (il en est là ?) - et enfin, pour une personne dont je tairai le nom : the ignorant (et franchement, ça lui va bien !).

Elle est pas bizarre, la vie ?

 

Ah, un dernier truc : petits mots, moulinette, galipettes et chocolat !

 

 

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